
Sceaux – Château et Parc – brouillard

Dessine moi un dessin
Voici un pastel « techno ». L’art s’intéresse assez peu aux objets technologiques. En voici un, immense, gigantesque, impressionnant. L’échelle de cette pièce constitutive d’un tore est représentée grâce à la taille de l’ouvrier en blanc tout en bas à gauche. La caractère fantasmagorique de cet objet, qui n’a pas encore été déballé, m’a conquis pour en faire un pastel. J’espère que ce dessin pourrait être le premier d’une série sur le programme Iter, démonstrateur pour le programme international de fusion nucléaire à Cadarache, pas très loin d’Aix-en-Provence.
Pastel sec sur Canson Touch mi-teinte noir, format raisin. De l’estompe pour l’objet central, peu d’estompe pour les outils technologiques. Les lumières des projecteurs ont été réalisées avec du blanc de chez Roché, dont la luminosité n’a pas son pareil.
Il neige désormais assez rarement dans Paris. J’ai été fasciné par le square Solférino sur le boulevard Saint-Germain, tout enneigé ce jour-là. Une atmosphère assez fantasmagorique avec ces branches qui ploient pour s’incliner vers le centre. Quelques touches de couleur mais c’est un dessin noir et blanc pour ainsi dire.
Pastel – 40×30.
Il s’agit donc là du pastel correspondant à la commande : un très grand format (120×80) de l’aqueduc de Maintenon.
120×80 – pastels blanc, noir, gris et craies blanches et noires. Le grand format m’a obligé à changer de technique ou plutôt à utiliser toutes les techniques à ma disposition : en particulier l’estompe. Il a été impossible d’utiliser le grain du papier pour rendre l’effet feuillage. S’agissant des arbres en arrière-plan entre les arches, il a fallu là aussi un peu varier la technique.
Il s’agit donc d’une vue totalement différente de Maintenon 1, qui laisse planer le mystère de ces arches perdues dans une sorte de brume légère et froide. L’idée était de travailler ces arbres décharnés en leur conservant leur légèreté.
Pastel et craie sur papier noir. 40x30cm
Je ne connaissais pas cet endroit magnifique, au bout du parc du château de Madame de Maintenon. Il s’agit d’un aqueduc en ruines mais en fait jamais terminé, datant de Louis XIV qui souhaitait alimenter les eaux de Versailles avec l’eau de l’Eure à 70 km !! Ce projet pharaonique s’est heurté à des problèmes financiers. Il reste donc plusieurs centaines de mètres d’arches simples (alors qu’il devait comporter trois niveaux d’arches superposées) qui traversent la campagne.
Cet endroit m’a été indiqué par mon ami Gabriel qui en souhaitait une vue pour éclairer le mur sombre de son salon. Je suis donc parti sur deux esquisses au pastel sur papier noir, 40 par 30 cm afin qu’il choisisse.
Il choisira Maintenon 1 pour un pastel de 120 par 80 noir et blanc sur support noir. Ce sera Maintenon 3.
Pour Maintenon 1, utilisation de craie blanche et de craie noire. Pas de gris. Les arbres sont suggérés avec un poignet léger et rapide. Ce fut donc facile à dessiner et très agréable, pour un rendu disons satisfaisant.
40x30cm, craie blanche et noire. Quasiment pas d’estompe.
Encore une nouvelle photo de mon ami Stéphane qui m’a terriblement inspiré : la complexité de la vue, les reflets, l’immobilité de l’eau inondant les berges de la Seine, le caractère fantômatique de cette péniche qu’on ne distingue pas au premier coup d’oeil et qui soudain apparaît.
Pastel sur papier touch noir. 65x42cm. Aucune estompe sur ce dessin. J’essiae de tr&vailler le pastel sans aucune estompe depuis quelque temps. C’est très satisfaisant, cela permet un dessin plus âpre et suggestif.
Une vue originale de mon amie Anne, qui me l’a commandée. Il fallait animer le mur de face et le bâtiment de droite, initialement très peu intéressants et ternes sur la photo, et tenter de rendre le caractère écrasant de l’église en même temps que la légèreté du dôme. Pas sûr s’y être parvenu. Couleurs inspirées d’un Le Lorrain… La commanditaire exprima sa satisfaction par un adverbe : « oufissiment » !
Pastel – Format 30×42.
D’après une photo (modifiée) de mon ami Stéphane qui décidément m’inspire beaucoup. Le contraste des immeubles blanchâtres avec le caractère glauque de l’ensemble de la rivière et de ses rives englouties me semblait plus intéressant à rendre avec cette couleur sépia que je n’apprécie guère habituellement.
Pastel sépia et craie blanche. Format raisin.